Nana

Nana
Nana s’enivre et vole,
S’envole au nirvana,
Détisse ses toiles de soie
Délicate et dévoile
À mon regard ses charmes
De mouquère qui s’égare
Dans les cieux de son lit
Dans les cils de ses yeux
D’améthyste des îles,
Je puis lire en substance
Sa raison en absence,
Ses élans, ses idylles.

Nana s’enivre et vole,
S’envole au nirvana,
Détisse ses toiles de soie
Délicate et dévoile
À son mâle en exil
Le plaisir éclatant
De sa chair écarlate.
Dans la nuit translucide
Nue sans retenue
Auréole boréale
Aréole mordorée
Nana me jette un sort.